Le 10e Congrès de Bruno Delmas
July 29, 2008
Et de dix ! Professeur d’archivistique à l’Ecole nationale des chartes (Paris), Bruno Delmas est peut-être le participant le plus chevronné de ce 16e Congrès de l’ICA. De Moscou à Kuala Lumpur en passant par Paris ou Séville, il les a tous fréquentés. Retour sur plus de 30 années de rencontres internationales.
Quels rapports entretenez-vous avec l’ICA ?
Très tôt j’ai travaillé avec l’ICA sur des projets communs à l’ICA et à l’UNESCO, dans le cadre de missions d’aide au développement en Afrique et en Amérique latine. Je me suis passionné pour cette question du développement comme on pouvait s’engager au XIXe siècle pour la question sociale.
Quel souvenir gardez-vous de votre premier Congrès à Moscou en 1972 ?
J’étais alors un jeune conservateur en fonction au service des Archives d’outre-mer à Aix-en-Provence. Comme je travaillais à l’organisation des archives en Côte d’Ivoire, j’ai présenté un exposé à Moscou. Ce Congrès marquait un tournant : auparavant, c’était une affaire presque exclusivement européenne. Là, on allait jusqu’en URSS. Et les nouveaux pays qui avaient accédé à l’indépendance étaient partie prenante.
Quelles constantes voyez-vous d’un Congrès à l’autre ?
Il y a des constantes réelles dans les thématiques abordées : les questions de collecte, tri et classement, la coopération internationale, les technologies (qu’on disait déjà « nouvelles » en 1972 !), la conservation, la formation… Je note aussi une remarquable continuité dans le caractère amical et chaleureux des échanges, et la Malaisie s’inscrit parfaitement dans cette tradition d’hospitalité.
A l’inverse, quels changements observez-vous ?
Les problématiques reflètent l’évolution de la profession : diversification des usages des archives, montée en puissance des nouvelles technologies, réduction de la dimension historique… Des innovations sont apparues dans la forme : les exposés, autrefois états des lieux par pays, laissent plus de place à la comparaison. Le nombre de communications a augmenté, et elles se sont diversifiées. Enfin, des salons parallèles aux séances existent aujourd’hui, où institutions et associations peuvent présenter leurs activités.
Quels Congrès vous ont le plus marqué ?
Je me souviens particulièrement de celui de Paris, le premier des professeurs en archivistique, où s’est constitué un comité d’enseignants de la discipline. Son thème était les « nouvelles archives ». A Montréal, on a commencé à diffuser les normes, ainsi la première ébauche d’ISAD(G).
Qu’attendez-vous de ce 16e Congrès ?
J’ai assisté à plusieurs sessions, dont l’unique session consacrée à l’histoire, pour savoir où en est la question au niveau international. Je m’intéresse aux phénomènes émergents, tels les communautés qui se constituent leurs propres archives. L’évolution des nouvelles technologies retient aussi mon attention.
Quelle place y a-t-il aujourd’hui, selon vous, pour les jeunes aux Congrès de l’ICA?
J’ai vécu le basculement de la profession, assez traditionnelle au début, et qui s’est ouverte de plus en plus grâce à la diversification et la spécialisation de la formation. Maintenant que nous sommes entrés pleinement dans la société de l’information, la jeune génération, en tant qu’accélérateur des transformations, peut avoir une très grande place au sein de l’ICA. Elle doit s’impliquer, et dépasser le rôle de l’assistant pour devenir acteur.
Violette Rouchy-Lévy
Quels rapports entretenez-vous avec l’ICA ?
Très tôt j’ai travaillé avec l’ICA sur des projets communs à l’ICA et à l’UNESCO, dans le cadre de missions d’aide au développement en Afrique et en Amérique latine. Je me suis passionné pour cette question du développement comme on pouvait s’engager au XIXe siècle pour la question sociale.
Quel souvenir gardez-vous de votre premier Congrès à Moscou en 1972 ?
J’étais alors un jeune conservateur en fonction au service des Archives d’outre-mer à Aix-en-Provence. Comme je travaillais à l’organisation des archives en Côte d’Ivoire, j’ai présenté un exposé à Moscou. Ce Congrès marquait un tournant : auparavant, c’était une affaire presque exclusivement européenne. Là, on allait jusqu’en URSS. Et les nouveaux pays qui avaient accédé à l’indépendance étaient partie prenante.
Quelles constantes voyez-vous d’un Congrès à l’autre ?
Il y a des constantes réelles dans les thématiques abordées : les questions de collecte, tri et classement, la coopération internationale, les technologies (qu’on disait déjà « nouvelles » en 1972 !), la conservation, la formation… Je note aussi une remarquable continuité dans le caractère amical et chaleureux des échanges, et la Malaisie s’inscrit parfaitement dans cette tradition d’hospitalité.
A l’inverse, quels changements observez-vous ?
Les problématiques reflètent l’évolution de la profession : diversification des usages des archives, montée en puissance des nouvelles technologies, réduction de la dimension historique… Des innovations sont apparues dans la forme : les exposés, autrefois états des lieux par pays, laissent plus de place à la comparaison. Le nombre de communications a augmenté, et elles se sont diversifiées. Enfin, des salons parallèles aux séances existent aujourd’hui, où institutions et associations peuvent présenter leurs activités.
Quels Congrès vous ont le plus marqué ?
Je me souviens particulièrement de celui de Paris, le premier des professeurs en archivistique, où s’est constitué un comité d’enseignants de la discipline. Son thème était les « nouvelles archives ». A Montréal, on a commencé à diffuser les normes, ainsi la première ébauche d’ISAD(G).
Qu’attendez-vous de ce 16e Congrès ?
J’ai assisté à plusieurs sessions, dont l’unique session consacrée à l’histoire, pour savoir où en est la question au niveau international. Je m’intéresse aux phénomènes émergents, tels les communautés qui se constituent leurs propres archives. L’évolution des nouvelles technologies retient aussi mon attention.
Quelle place y a-t-il aujourd’hui, selon vous, pour les jeunes aux Congrès de l’ICA?
J’ai vécu le basculement de la profession, assez traditionnelle au début, et qui s’est ouverte de plus en plus grâce à la diversification et la spécialisation de la formation. Maintenant que nous sommes entrés pleinement dans la société de l’information, la jeune génération, en tant qu’accélérateur des transformations, peut avoir une très grande place au sein de l’ICA. Elle doit s’impliquer, et dépasser le rôle de l’assistant pour devenir acteur.
Violette Rouchy-Lévy



